Postulez spontanément

06 septembre 2018

Comment trouver l’équilibre entre le privé et le professionnel ?

Travailler pour vivre et non vivre pour travailler — pour la plupart des gens, c’est ça l’équilibre parfait entre la vie privée et la vie professionnelle. D’un côté, un job qui vous donne envie de vous battre et, de l’autre, assez de temps pour recharger vos batteries. Pour rester à l’abri d’un burn-out, il s’agit de prendre les bonnes décisions mais aussi de prévoir du temps pour les personnes et les activités qui vous tiennent à cœur.
 
L’équilibre privé-professionnel n’est pas facile à trouver. La Flandre obtient un score de 51 % sur l’échelle de faisabilité : 1 employé sur 3 affirme avoir besoin de conseils pour le préserver. Bien sûr, cet équilibre est vital : si vous arrivez à le trouver et à le maintenir, vous vous sentirez détendu et heureux. Si vous échouez, vous tomberez rapidement malade, apathique et perdrez votre concentration. Armé des conseils ci-dessous, prenez les choses en main et retrouvez cet equilibre.

l’équilibre entre le privé et le professionnel

1. Soyez moins actif

Il y a le travail, le privé mais également une compétition de volley, votre vie de famille et parfois encore le besoin de faire un long voyage en solitaire. Vous voulez combiner toutes ces envies et cela rend souvent les choses inutilement complexes. Pour vous permettre de respirer un peu, il s’agit désormais de faire des choix.

Posez-vous cette question : que feriez-vous si vous aviez tous les jours deux heures de plus ? Des séances matinales de yoga ? Aller chercher vos enfants à l’école ? Répondre à vos e-mails ? Cette hypothèse offre généralement des réponses utiles qui montrent où se situent réellement vos priorités.

La première chose à effacer de votre programme, ce sont les activités qui dévorent votre énergie. Perdre une demi-heure à écouter les plaintes de ce collègue qui se lamente encore pendant la pause de midi – ce n’est vraiment pas nécessaire. Mangez ailleurs, dans un bel endroit qui vous procure de la sérénité. Nous développons tous très vite des habitudes qui nous prennent du temps sans rien nous apporter. Pensez à toutes vos sessions sur les médias sociaux – juste une minute – ou à jouer à Candy Crush sur votre smartphone.

Lorsque vous avez identifié ces sources de temps perdu et de frustrations, vous pouvez chercher des solutions structurelles. Tirez parti des applis de type LeechBlock ou RescueTime pour mieux exploiter votre temps en ligne et réfléchissez à la manière avec laquelle vous voulez passez les 24 heures de la journée. Vous pouvez aborder certaines possibilités avec votre employeur – voyez au point n°5.

2. Devenez un as de la planification

Nombreux sont ceux qui planifient minutieusement leur travail en de nombreuses tâches dans leur agenda, sans jamais organiser leur temps libre. L’agenda se surcharge alors rapidement de travail, uniquement de travail. Faites-vous en temps utile de la place pour de chouettes activités au lieu de perdre vos loisirs à répondre aux mails.

Le secret consiste à fixer des priorités. Pour vous, c’est important d’aller chaque semaine manger avec votre mère ? Alors planifiez ce rendez-vous. Est-ce qu’une réunion de concertation hebdomadaire avec vos collègues directs permettrait de baisser votre niveau de stress ? Mettez-le dans votre agenda. Planifier une activité à un moment fixé est apaisant : de la place se libère dans un coin de votre esprit et vous pouvez vous consacrer à autre chose. De plus, noter vos loisirs dans votre calendrier offre un autre avantage : une sortie avec des amis, un rendez-vous galant sont autant de perspectives agréables.

Employez-vous à faire des plans à court terme. Tim Ferris, célèbre auteur de « The 4-Hour Workweek » jure uniquement par des projets étalés sur six mois maximum. Fixez-vous donc deux ou trois objectifs, professionnels ou privés, et travaillez-y au cours des prochains mois. Cette structure est nécessaire : dans le cas contraire, vous devrez constamment vous préoccuper de quantités de tâches et vous aurez le sentiment que l’on vous en demande trop.

work hard, play harder

3. Vous ne serez pas joignable aujourd’hui

Evidemment, il est bien pratique de pouvoir télétravailler de temps à autre avec Skype. Ajoutez-y WhatsApp et Slack et vous pourrez discuter avec vos collègues comme s’ils étaient assis à côté de vous. L’inconvénient est une nouvelle fois que votre travail vous suit partout. Si vous êtes toujours joignable, vous aurez du mal à séparer clairement le travail et la vie privée. De plus, la technologie procure le souci supplémentaire de pouvoir être harcelé à tout moment pour encore vite traiter une chose ou l’autre au boulot. C’est ainsi que votre journée de travail ne semble plus jamais s’arrêter.

Si vous ne voulez pas sentir cette vague de stress pendant les moments consacrés à votre vie privée, notifiez clairement à vos collègues et à votre patron que vous n’êtes parfois pas joignable. Rappelez-vous que les mails peuvent attendre jusqu’à votre arrivée au travail le matin. Personne n’ira se plaindre tant que vos collègues reçoivent une réponse dans un délai raisonnable.

Pour finir, désactivez les notifications sur votre téléphone. C’est indispensable si vous voulez vraiment profiter des moments privilégiés. Ces dernières années, la liberté d’être totalement déconnecté par moments trouve un écho de plus en plus fort. En France, il existe depuis 2017 une loi qui garantit le ‘droit d’être injoignable’ ¬— vous pouvez avancer cet argument si vous désirez vous octroyer quelques heures par semaine sans interruptions numériques.

4. L’équilibre, ça s’apprend

Pour maintenir l’équilibre entre votre travail et tout le reste, vous devez corriger le tir en permanence. La répartition n’est pas à parts égales : les proportions sont différentes pour chacun et même évoluent au fil du temps.

Vous avez peut-être besoin d’une séparation bien nette : les jours ouvrables sont dédiés au travail, les dimanches sont strictement réservés aux belles sorties en famille et vous prenez un lundi sur deux pour vos activités à vous. Les limites flexibles ne sont pas un problème pour certaines personnes et travailler dans le canapé du salon le samedi matin ne les embête pas. Par conséquent : prenez votre temps et voyez ce dont vous avez besoin, expérimentez d’autres programmes et appliquez ce qui fonctionne pour vous.

5. Discutez-en avec votre employeur

Votre employeur et vous-même avez intérêt à promouvoir la flexibilité au niveau des horaires et des lieux de travail. De plus, de nombreuses solutions existantes sont intéressantes pour votre patron sur le plan financier — cet argument peut le convaincre de faire le pas. Mais il y en a d’autres : en effet, un bon équilibre entre la vie privée et le travail rend les employés plus motivés, plus heureux dans leur travail et plus efficaces.

Il existe déjà quantité de systèmes – citons les horaires flottants, le plus minus conto, les durées de travail calculées sur base annuelle pour compenser les fortes hausses, etc. Le travail à temps partiel peut également être une solution : 30 % des Flamands le font déjà et peuvent ainsi consacrer davantage de temps à leur famille et aux projets personnels.

Vous pouvez aussi demander certaines facilités quant au lieu de travail : le travail à domicile permet aux employeurs de contenter les employés mais aussi d’obtenir une productivité accrue. Bien sûr, vous pouvez demander d’autres solutions de travail flexible comme un bureau satellite ou des applications en ligne qui facilitent le télétravail et vous octroient davantage d’autonomie. Enfin, les employeurs peuvent également proposer d’autres avantages – des garderies pour enfants au service de repassage en passant par la mise à disposition d’une salle de gymnastique.

Il n’y a pas d’astuce ultime pour maintenir tous les éléments de votre vie en équilibre. En définitive, il suffit de faire confiance à votre intuition : qui est mieux placé que vous pour fixer les règles ? Apprenez donc à écouter vos besoins, acceptez qu’ils ne soient pas immuables et osez dire non ‘non’ lorsque vous sentez que c’est la bonne réponse.